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Le guide des sources est un outil de localisation des fonds d'archives LGBTQI+ en France. Le Guide des sources est porté par le Collectif Archives LGBTQI Paris.

Le guide référence l'ensemble des fonds d'archives pouvant être utilisés pour écrire l'histoire LGBTQI+ en France. Ces fonds sont conservés soit dans des institutions patrimoniales comme les Archives départementales soit dans des lieux d'archivages LGBTQI+ (association ou collectif). Nous ne faisons pas de distinction entre les archives militantes ou les archives des services de l'Etat. Vous pouvez ainsi trouver des archives de la répression de l'homosexualité, des archives du mouvement militant et associatif, des archives d'entreprises, des archives personnelles, ect... Nous référençons ici les inventaires de recherche. Nous ne sommes pas responsables de la rédaction de ces inventaires : nous référençons juste dans l'outil les liens web qui peuvent vous mener à la structure qui propose les fonds. Il peut exister d'autres fonds d'archives LGBTQI+ en France mais, s'ils ne sont pas inventoriés, ils ne seront pas dans ce guide.

Quelques fonds d'archives

  • Act Up-Paris

  • Daniel Guérin

    Biographie ou Histoire : Né en 1904 dans une grande famille bourgeoise parisienne, libérale et dreyfusarde. Les débuts de Daniel Guérin sont littéraires. Il publie, à dix-huit ans, des poèmes remarqués par Colette et François Mauriac (avec qui il correspondra toute sa vie). Mais, la même année, il s’enthousiasme pour Le Manifeste communiste. Après ses études à l’Ecole des sciences politiques, il découvre au Liban et en Indochine (alors sous domination française) le colonialisme qu’il combattra toute sa vie... et aussi sa bisexualité.Ayant rompu avec ses parents, renié ses écrits littéraires, Daniel Guérin, devenu correcteur d’imprimerie, s’immerge dans toutes les luttes sociales des années 30, navigant à travers les multiples courants révolutionnaires, syndicalistes, antistaliniens, antifascistes, antimilitaristes - jamais il ne participera à une lutte armée, mais sera parfois fasciné par l’action violente.Journaliste militant, il parcourt l’Allemagne à vélo, avant et juste après la prise du pouvoir par les nazis et en rapporte un témoignage : La Peste brune. En 1934, il épouse Marie Fortwängler qui militera avec lui dans des organisations libertaires. Le Front populaire le trouvera aux côtés de Marceau Pivert, à la gauche de Léon Blum. Exilé en Norvège où il tente d’animer, en pleine guerre, une Internationale ouvrière révolutionnaire, il y devient serveur de restaurant. Fait prisonnier en 1940 par l’envahisseur allemand, le voilà interné civil en Allemagne. Libéré pour raisons de santé, il rejoint la section française (clandestine) de la IVe Internationale trotskiste. Il trouve un emploi au Comité du livre (qui gère les stocks de papier pour la presse et l’édition), dont il deviendra, à la libération, le secrétaire général, exerçant "pour la seule et unique fois de (sa) vie, une fonction d’autorité". En même temps, il poursuit, avant l’ouverture des bureaux, à la Bibliothèque nationale, ses recherches sur la Révolution française. Celles-ci aboutiront à son œuvre maîtresse, La Lutte de classes sous la Ière République (rééditée en version abrégée sous le titre Bourgeois et bras-nus), pavé qui lui vaudra de solides inimitiés chez les historiens patentés, tant communistes que bien-pensants. Mais Daniel Guérin sillonne déjà les Etats-Unis, en tous sens. A Où va le peuple américain ? qu’il publie à son retour en France (en 1949), l’Amérique maccarthyste répondra par une durable interdiction de séjour. Parce qu’il dénonce le sort fait aux Noirs, un Américain lui conseille de balayer devant sa propre porte : Daniel Guérin s’embarque alors pour le Maghreb. Anticolonialiste virulent, il en suivra les émancipations souvent sanglantes (sans épargner, plus tard, les trois nouveaux Etats indépendants). La guerre d’Algérie le révolte : signataire, en 1960, du "Manifeste des 121" qui justifie l’insoumission de soldats français, il écope, avec 29 autres intellectuels, d’une inculpation (sans suites) pour atteinte à la sûreté de l'État. Un confortable héritage paternel lui a procuré l’aisance. Daniel Guérin en profite pour se consacrer à des écrits hétérogènes (presque) toujours militants sur Kinsey et sur Gauguin, sur les Antilles et l’anarchisme - lequel le tente de plus en plus -, sur Rosa Luxemburg et l’homosexualité... S’il se risque à adapter Balzac et Silone pour le théâtre, il renonce en revanche à un projet d’anthropologie marxiste sur les origines de la sexualité. Quand Mai 68 surgit, Daniel Guérin se sent vieux. Maître à penser de Daniel Cohn-Bendit comme du trotskiste Alain Krivine, il hésite pourtant à se rendre à la Sorbonne. Mais ses disciples libertaires lui organisent une conférence dans le plus grand amphithéâtre. L’autogestion, qu’il préconise, est acclamée. Son Anarchisme, en livre de poche, se vend à la criée, par milliers.Peu après, les manifestations sont durement réprimées : Daniel expédie des télégrammes d’injures à deux ministres : Louis Joxe, son cousin, et Raymond Marcellin, à l’Intérieur. La seconde missive lui vaudra par la suite une interminable enquête du fisc, persuadé - à tort, protestait l’intéressé - qu’il finançait les insurgés gauchistes.Pétri de contradictions, il ne renie pourtant aucune de ses idées, aucune de ses pratiques (parfois antithétiques). L’effervescence gauchiste des années 70 lui permet de faire son coming out d’homosexuel (amorcé dès 1962 avec Eux et lui, qui embarrassa André Breton lui-même), de rejoindre les Comités d’action prison derrière Michel Foucault et de clore vingt années d’enquête sur l’assassinat du révolutionnaire marocain Mehdi Ben Barka.Pourfendeur d’idées reçues et rétif à toute discipline organisationnelle, le vieil anarchiste signe en 1981 un appel à la candidature de Mitterrand (qu’il déteste) à la présidence de la République, contre Giscard d’Estaing (qu’il déteste encore plus). Mais dans le même temps et jusqu’à la fin de sa vie, à une époque où, à gauche, bon nombre de ses cadets se désengagent, il affiche une foi inébranlable dans la Révolution à venir... fût-ce à long terme. Daniel Guérin meurt en 1988.
  • Association David et Jonathan

  • Arcadie (Paris)

    Collection (incomplète pour certaines années) de circulaires internes mensuelles du groupe homophile informel Arcadie, fondé en 1954 par André Baudry — dans le but de promouvoir « l’homophilie » et d’aider les homosexuels en les réunissant pour lutter contre leur solitude —et qui a fonctionné jusqu’en 1982. A ce bulletin de liaison s’ajoutent parfois des lettres circulaires envoyées par André Baudry ou Arcadie à ses adhérents et lecteurs, des questionnaires adressés par Arcadie à ses membres, des bulletins d’abonnement à la revue Arcadie, quelques pièces manuscrites, etc. Le classement d’origine (chronologique, en dossiers annuels) a été conservé. Les dossiers sont plus ou moins complets selon les années, et les bulletins des années 1959, 1960, 1961, 1963, 1964, 1965, 1966, 1967, 1968, 1969, 1971 et 1972 sont manquants.
  • Frédéric Martel

    Collection de pièces diverses (dont principalement des publications de littérature grise) réunies par Frédéric Martel autour du thème de l’homosexualité, des mobilisations homosexuelles et de la lutte contre le sida.
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